Ces derniers temps, beaucoup de choses évoluent dans mon équitation, ma façon de voir et d’aborder le cheval, son matériel, bref tout dans sa globalité en fait… La formation avec Eugénie Cottereau, le stage avec Claire Vandebuckle, m’ont permit d’élargir le cadre de ma pensée équestre.

Je voudrais ce soir vous faire part de mes réflexions à propos de la vision du travail du cheval. Il faut déjà se poser les bonnes questions, pourquoi ai-je un cheval? pourquoi je monte à cheval? Dans quel but? Pour qui? Quelle discipline? Quels objectifs? La question des objectifs, je la pose systématiquement en consultation, dans 80% des cas, la réponse est: « Avoir une belle relation avec mon cheval ». Mais la je m’écarte un peu du sujet!

Lors du stage avec Claire, nous nous sommes rendus compte que Galbi, mon barbe arabe de 3 ans n’avait pas de conscience de son arrière main, comme s’il était fait en deux parties, avec une partie arrière qui le suit comme une remorque (ou comme l’ombre de Lucky Luke, mais sans colt). Après lors d’une séance de shiatsu, Chris avait eu le même ressenti, qu’il était « à côté de son corps ». Et en deux jours de stage, la partie arrière s’est ressoudée à l’avant main de Galbi. Et donc pas le travail à pied, nous avons réussi à reconnecter Galbi à son corps. Pourtant Galbi vit sur une équi-piste, avec un peu de dénivelé, a été paré régulièrement, suit en balade en dextre (bon ok pas très régulièrement…!), sort en balade à pied… Donc il n’est pas abandonné dans un pré carré sans stimulation. Sur le papier, le cadre environnemental tend vers quelque chose de pas mal (on peut toujours toujours faire mieux…! En revanche dans le cadre du travail, là on ne pas peut pas dire que ça soit idéal! Je n’ai pas vraiment mis de choses en place. Le constat est là, il n’est pas capable de porter un cavalier en l’état actuel des choses (son âge est une chose, mais je parle plutôt du niveau de conscience de son corps). Donc à moi de mettre en place des choses qui vont l’aider à conscientiser tout cela et à l’aider à mettre en place des choses pour qu’il puisse être monté de la façon la plus juste. Ce que j’ai donc compris, c’est que le travail va aider Galbi dans sa vie de tous les jours. Claire a une histoire très interessante sur Tzaroum son PSA qui n’avait pas conscience de son corps, dans le champs il était rejeté, il se blessait tout le temps, quand elle a pu commencé à le travailler tout a radicalement changé! Il avait pris conscience de son corps, il a sa place dans le troupeau, se blesse moins etc…

Ensuite, du côté de Pastelle ma jument DSA, suite à la visite d’Eugénie, le bilan était que son bipède gauche était sous elle, des muscles trop tendus, peu mobiles etc… On a donc mis en place (entre autre) un protocole d’étirement quotidien pour mobiliser son encolure, le stretching carotte vous connaissez? En moins d’un mois les résultats sont impressionnant sur le gain d’amplitude de son mouvement d’encolure. Elle fait partie de l’étude de la thèse vétérinaire de Claire, nous allons pouvoir voir avec les mesures de quelle manière cela impact sa locomotion, mais normalement l’impact sera positif. Pastelle ayant eu la maladie de Lyme, pyro et erlichiose, fourbure métabolique durant la gestation etc j’ai eu tendance ces derniers temps à la considérer comme malade, convalescente, à la mettre dans un cocon de confort et surtout ne rien lui demander. Et en fait la reprise du travail avec Pastelle l’aide vraiment (bon j’irais pas jusqu’à dire que Pastelle vient mettre le nez dans son licol…!), mais elle retrouve des fonctionnalités corporelles. Et partir en balade est toujours un ravissement pour elle, les oreilles sont pointées en avant et l’impulsion est là!

Donc par travail je n’entend pas uniquement faire bosser et transpirer son cheval en balade, en carrière, sur des barres etc… J’entend travailler le corps physique du cheval.

Donc en tant que cavalier qui avons choisi d’avoir ces chevaux chez nous, nous sommes responsables d’être un préparateur physique quotidien pour votre cheval.

Donc coachons physiquement nos chevaux! Pour leur bien, pour entretenir leur corps qui en a besoin et pour qu’ils se sentent bien dedans! Considérons nos chevaux comme un corps physique à entretenir (mais pas que rien! Ne déformez pas mon propos!), et proposons leur des exercices adaptés pour les aider!

Pour la suite des événements, je vais à nouveau vous parler de Bingo, ce petit barbe arabe tellement mignon!